Hôtel de Ville de Cotonou : Luc Gnacadja succède à Luc Atrokpo
Une nouvelle ère à la mairie de Cotonou
Architecte de formation et ancien ministre de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme sous le régime de Mathieu Kérékou, Luc Gnacadja prend désormais les rênes de la municipalité de Cotonou. Son installation est intervenue ce dimanche 15 février 2026, à l’occasion de la cérémonie officielle consacrée à la prise de fonction des nouveaux élus communaux.
Il succède ainsi à Luc Sètondji Atrokpo, élu député à l’issue des législatives du 11 janvier 2026. Pour conduire sa mission au cours des sept prochaines années, le nouveau maire sera entouré d’Arlette Bello Saïzonou, désignée première adjointe au maire, de Gatien Adjagboni, deuxième adjoint, et de Françoise Béhanzin, troisième adjointe.
Âgé de 67 ans, le nouvel édile entend mettre son expérience en architecture et en urbanisme au service du développement de la capitale économique béninoise. Les défis liés à la modernisation, à l’aménagement urbain et à la gouvernance locale figurent au cœur de ses priorités.
Dans son discours inaugural, Luc Gnacadja a insisté sur la nécessité d’une gouvernance fondée sur la rigueur et la responsabilité. « Nous débattrons avec liberté, nous déciderons avec rigueur et nous agirons avec cohérence », a-t-il déclaré devant le collège des conseillers municipaux.
Il a annoncé la mise en place d’un mécanisme de gouvernance reposant sur des responsabilités clairement identifiées, des priorités assumées, un suivi rigoureux et une reddition de comptes transparente. « Chacun devra pouvoir répondre à une question simple : “Qu’ai-je fait, concrètement, pour améliorer la vie des Cotonoises et des Cotonois ?” », a-t-il souligné.
Le nouveau maire a également exhorté les élus à l’exemplarité. « Nous ne pouvons pas exiger de l’administration ce que nous ne pratiquons pas nous-mêmes : la présence effective, la ponctualité, le travail réel en commission. Cotonou mérite un Conseil municipal présent, efficace et exemplaire », a-t-il martelé.
Luc Gnacadja a rappelé que la réussite d’un mandat ne se mesure pas à l’exercice du pouvoir, mais à la transformation tangible de la ville. « Nous avons reçu la confiance des Cotonoises et des Cotonois. Nous devons la mériter chaque jour. (…) La plus belle réussite d’un mandat n’est pas le pouvoir exercé, mais une ville transformée », a-t-il affirmé, appelant à l’humilité, au courage et à la foi dans l’action publique.
Enfin, il a annoncé que les cent premiers jours de son mandat seront consacrés à l’évaluation et à la mise en ordre de l’action municipale. « Nous ne répondrons pas à ces défis par des effets d’annonce, mais par la méthode. Les cent premiers jours seront un temps pour mieux appréhender, un temps d’évaluation et un temps pour poser un modus operandi solide », a-t-il conclu.
Armand DANNOU

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