Il s’est ouvert, ce mardi 12 mai 2026, au Millenium Popo Beach d’Agoué, le séminaire d’immersion initié à l’intention des députés de la 10e législature. La cérémonie d’ouverture des travaux a été placée sous l'autorité du président de l’assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou.

1278396.jpgCe séminaire du mardi 12 mai s’inscrit dans la volonté de l’institution parlementaire de mieux outiller les représentants du peuple en matière de règles et procédures parlementaires indispensables à l’exercice efficace de leur mandat.

Selon le Secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale, Christel-Fourier Donkoègan, cette formation initiale constitue le cadre idéal pour permettre aux 109 députés de s’approprier les outils intellectuels et procéduraux nécessaires à l’exercice de leurs fonctions.

1278406.jpgÀ ce titre, plusieurs communications meubleront les trois jours de travaux. De l’organisation politique et administrative de l’Assemblée nationale à la gestion financière, en passant par le protocole, la communication institutionnelle, les questions de sécurité et les mécanismes de contrôle de l’action gouvernementale, les participants bénéficieront d’une gamme d’outils destinés à consolider leur efficacité législative et institutionnelle.

À l’ouverture de cette séance d’immersion, le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, est revenu sur l’importance de ce séminaire au début de la nouvelle législature.

1278401.jpg« Exercer un pouvoir, c’est le comprendre. Même si le règlement intérieur ne nous l’imposait pas, nous sommes appelés à répondre à ce à quoi la Nation nous convie et aux missions qu’elle nous donne le pouvoir d’exercer… », a-t-il déclaré.

« Le contexte, qui est celui des grandes réformes républicaines que nous devons à la 9e législature, s’y prête, notamment en ce qui concerne l’importante modification de la Constitution qui a conduit à renforcer le socle institutionnel de notre pays… », a-t-il poursuivi.

1278394.jpgIl est capital, pour l’autorité parlementaire, que les députés de cette nouvelle législature soient bien outillés afin de faire face aux exigences, aux missions et aux défis de cette première législature de sept ans.

« Désormais, nous ne sommes plus les seuls dans le processus législatif. De ce point de vue, il était important, pour nous-mêmes, de comprendre ce dont il s’agit. Comprendre, c’est d’abord se connaître soi-même. Comprendre, c’est ensuite connaître les autres. C’est l’exercice que nous allons faire au cours de ces trois jours de conclave », a martelé le président de l’Assemblée nationale.

1278403.jpg« Nous sommes le Parlement. Nous ne sommes plus seuls. Nous ne sommes plus seulement l’Assemblée nationale, mais le Parlement. Quel en est le contenu ? Les missions ont-elles changé ? Sans doute. Mais comment allons-nous les exercer ? Se connaître, c’est ensuite connaître le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Nous, députés, sommes dans un périmètre administratif qui agit sur l’exercice de notre mission et qui constitue le moyen d’exercice de nos fonctions.

Se connaître, c’est aussi connaître le processus législatif. L’une des missions importantes de l’Assemblée nationale, c’est de produire la loi, de fabriquer la loi. Mais comment fabriquons-nous la loi dans le contexte d’aujourd’hui, avec le règlement intérieur dont nous disposons ?

Se connaître, c’est aussi se renseigner et se former sur le contrôle de l’action gouvernementale. Comment exercer ce pouvoir de contrôle dans le contexte que je viens de décrire ? », a déclaré le président Djogbénou.

1278397.jpg« Dans le processus législatif, nous ne sommes plus seuls. À nos côtés, nous avons le Conseil économique et social, qui est un partenaire stratégique de l’Assemblée nationale au regard de la modification de sa loi organique. Nous avons également le Sénat, qui est la deuxième chambre du Parlement de notre pays et dont les attributions sont tout aussi importantes.

Il nous importe de mieux connaître le Sénat. C’est notre premier devoir. Nous ne pouvons pas mieux nous connaître sans mieux connaître le Sénat.

Et puis, il y a le gouvernement. Nous connaître, c’est donc savoir comment nous allons exercer notre collaboration avec lui. Nous avons aussi la Cour suprême et la Cour constitutionnelle. Ces institutions, à travers leurs représentants, passeront devant nous.

1278409.jpgLes autres, ce sont également nos partenaires stratégiques, notamment les représentations internationales, à travers les actions qu’elles développent au profit des citoyens béninois et dont nous devons prendre en compte les intérêts dans le contexte national et international actuel.

Les autres, c’est aussi le système des Nations unies. Il importe que les députés comprennent les programmes que nous développons avec ces partenaires », a souligné le président.

Armand D.