Lancement du projet «Sport sans violences basées sur le genre » : Judicaël Ayadokoun et les PTF unissent leurs forces dans le Littoral

Vgb


Post Image

Le Stade René Pleven de Cotonou a vibré ce samedi 14 décembre 2024 au rythme de la finale des compétitions sportives féminines, marquant le lancement du projet «Sport sans violences basées sur le genre ». Cet événement, qui s’inscrit dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG), est porté par l’ONG Héroïnes d’aujourd’hui. Cette initiative ambitieuse vise à éradiquer les violences dans le milieu sportif, tout en sensibilisant la société à cette problématique.

Un programme pour un sport inclusif et respectueux

L’initiative, qui en est à sa première édition, s’étend déjà sur quatre départements : le Mono, le Littoral, le Zou et la Donga. Cette couverture reflète la volonté des organisateurs et de leurs partenaires de promouvoir un environnement sportif inclusif et respectueux des droits humains. Après un lancement réussi dans le Mono, le Littoral a pris le relais avec le soutien de nombreux partenaires techniques et financiers, dont le Ministère des Affaires Sociales et de la Microfinance (MASM), l’Ambassade des Pays-Bas, l’UNFPA, le PNUD, la Coopération Suisse, l’Institut National de la Femme (INF), et l’ABMS, entre autres.

IMG-20241216-WA0079.jpg

Objectifs et actions clés

Selon Judicaël Ayadokoun, Coordonnateur du projet, l’objectif principal est de sensibiliser les acteurs du sport, de former les responsables sportifs à la prévention et à la gestion des cas de VBG, et de promouvoir des politiques sportives inclusives.

« À ce jour, nous avons organisé plusieurs sessions de formation, notamment à Comè en octobre 2024 et au CEG Sainte Rita de Cotonou en novembre, touchant près de 250 encadrants sportifs et jeunes athlètes », a-t-il précisé.

Au-delà de la sensibilisation, le programme ambitionne de mettre en place des mécanismes efficaces de signalement et de gestion des violences au sein des clubs et institutions sportives.

« Le sport, en tant que vecteur d’éducation et d’épanouissement, doit demeurer un espace de respect et d’égalité. Pourtant, les violences basées sur le genre y persistent souvent dans le silence », a-t-il ajouté, avant de plaider pour une extension du projet à l’ensemble des 12 départements du pays. Il a également appelé à un activisme constant pour pérenniser les résultats du programme.

IMG-20241216-WA0077.jpg

Un engagement collectif salué

Représentant les partenaires techniques et financiers, Aminatou Sar, Représentante Résidente du système des Nations Unies au Bénin, a salué cette initiative qu’elle a qualifiée d’exemplaire.

« Il est crucial de promouvoir la solidarité afin de garantir un environnement sportif sûr et égalitaire pour les jeunes filles », a-t-elle déclaré.

De son côté, Me Huguette Bokpè Gnacadja, Présidente de l’Institut National de la Femme (INF), s’est réjouie de l’engouement suscité par le projet :

« Le sport, notamment le football, véhicule des valeurs essentielles telles que l’esprit d’équipe. Ces valeurs sont transférables à la gestion des relations humaines, tant dans la sphère professionnelle que personnelle. »

IMG-20241216-WA0075.jpg

Une portée nationale et internationale

Le projet dépasse déjà les frontières du Bénin. Lors de la récente réunion du Comité Exécutif de la Fédération Africaine du Sport Scolaire tenue à Casablanca, Judicaël Ayadokoun, en sa qualité de 2ᵉ vice-président de l’institution, a plaidé pour un renforcement de la lutte contre les VBG à l’échelle régionale et continentale.

IMG-20241216-WA0076.jpg

Une finale riche en émotions

La finale, qui opposait les filles du CEG Sainte Rita à celles du CEG Les Pylônes, s’est soldée par une victoire éclatante de Sainte Rita (3-0). Cette équipe incarne désormais le symbole de la lutte contre les violences basées sur le genre dans le sport au Bénin.

IMG-20241216-WA0083.jpg

Un pas vers un avenir meilleur

Avec une mobilisation sans précédent des acteurs et des partenaires, le projet «Sport sans violences basées sur le genre » constitue un tournant majeur pour promouvoir un environnement sportif plus inclusif. Cependant, de nombreux défis restent à relever pour garantir un espace sans violence dans tous les départements du pays et au-delà.

A.D.