Présidentielle 2026 : Romuald Wadagni recadre le débat sur le “reversement” des AME
« Ne vous laissez pas instrumentraliser par les politiciens »
La campagne électorale, démarrée le vendredi 27 mars dernier, suit son cours. Les deux tickets présidentiels en lice vont à la conquête de l'électorat avec tous les moyens possibles. Le candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni, et sa colistière sont en plein dans la partie septentrionale du pays.
Le troisième jour de campagne, ils ont mis le cap sur le département de l'Atacora, précisément dans les villes de Kouandé, Tanguiéta et Natitingou. À chacune de leurs étapes, Romuald Wadagni délivre le message essentiel portant sur la poursuite de la marche vers le progrès du Bénin. Entre autres sujets abordés à Tanguiéta, le candidat de la mouvance a tenu un langage de vérité envers les Aspirants au métier d'enseignant (AME). « Ne vous laissez pas instrumentaliser par les politiciens », les a-t-il avertis.
À l'entame de son propos, il a estimé nécessaire d'éclairer la lanterne des uns et des autres sur les réelles raisons qui motivent la mise en œuvre de cette réforme. « Ce que nous sommes en train de faire, c'est pour que nos enfants aient un enseignant dans les classes. Ce que nous sommes en train de faire, c'est que chaque enseignant, quel que soit son statut, AME ou non AME, ait un niveau de vie décent, puisse se soigner, puisse prendre soin de sa famille ».
« Il y a quelques années, vous étiez à peine 10 000. Vous étiez payés au lance-pierre, à l'heure, comme des vacataires sans assurance maladie. Des femmes, sans congé de maternité, sont décédées en salle de classe. C'est inacceptable », déplore-t-il. Il se réjouit : comparativement aux dernières années, des lignes ont bougé au profit des AME. « Nous avons mis en place l'assurance maladie, les congés de maternité. On a porté la rémunération des AME à douze (12) mois pour que votre niveau de vie soit plus correct », soutient-il.
« C'est un français gratuit : reversement »
Tout en invitant les AME à un peu de patience, Romuald Wadagni rappelle tout de même que « le développement est un processus long et par étapes ». À l'endroit des AME, il décline l'objectif du processus en cours. Ce n'est autre chose que de leur garantir la retraite. À cet effet, Romuald Wadagni leur fait une confidence : « vous aurez droit à votre retraite sans aucune difficulté ».
À ceux qui s'attachent au reversement dans la fonction publique, le candidat Romuald Wadagni, sans langue de bois, appelle les AME à poser de bonnes questions au lieu de se laisser instrumentaliser. « Ça veut dire quoi, reversement ? Ça ne veut rien dire, reversement. Demandez : on veut être à l'aise. On veut avoir un niveau de vie correct. On veut pouvoir prendre soin de nos enfants. On veut pouvoir soigner nos enfants. On veut pouvoir avoir une retraite. Je veux entendre ces requêtes. Je veux entendre ces demandes. Je ne veux pas entendre parler de reversement. C'est un français gratuit, reversement. Ça ne veut rien dire, reversement », a-t-il réaffirmé.
Romuald Wadagni leur fait cependant la promesse que « l'on fera en sorte que vous soyez nobles, que l'enseignant soit quelqu'un de respecté dans la Cité, quelqu'un qui n'a pas à calculer avant de manger, quelqu'un qui n'a pas à calculer pour faire la fin du mois... ».
Armand D.

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